Citations sur bien-être
Page 9

Dieudonné photo
Loïc Decrauze photo
Pierre Rabhi photo

“Un homme doit d'abord justifier sa propre existence. Il doit être debout, pour cela.”

Bernard Wolfe (1915–1985) écrivain américain

, 1952

Georges Charpak photo
Eugène Manuel photo
Henri Poincaré photo

“Le savant n’étudie pas la nature parce que cela est utile; il l’étudie parce qu’il y prend plaisir et il y prend plaisir parce qu’elle est belle. Si la nature n’était pas belle, elle ne vaudrait pas la peine d’être connue, la vie ne vaudrait pas la peine d’être vécue. Je ne parle pas ici, bien entendu, de cette beauté qui frappe les sens, de la beauté des qualités et des apparences; non que j’en fasse fi, loin de là, mais elle n’a rien à faire avec la science; je veux parler de cette beauté plus intime qui vient de l’ordre harmonieux des parties, et qu'une intelligence pure peut saisir.”

Henri Poincaré livre Science et Méthode

Science et Méthode, 1908
Variante: Le savant n'étudie pas la nature parce que cela est utile; il l'étudie parce qu'il y prend plaisir et il y prend plaisir parce qu'elle est belle. Si la nature n'était pas belle, elle ne vaudrait pas la peine d'être connue, la vie ne vaudrait pas la peine d'être vécue. Je ne parle pas ici, bien entendu, de cette beauté qui frappe les sens, de la beauté des qualités et des apparences; non que j'en fasse fi, loin de là, mais elle n'a rien à faire avec la science; je veux parler de cette beauté plus intime qui vient de l'ordre harmonieux des parties, et qu'une intelligence pure peut saisir.

François Mitterrand photo

“D’autres ont écrit que la gauche, c’était la liberté, ou bien l’égalité, ou bien le progrès. Moi, je dirais que c’est la justice.”

François Mitterrand (1916–1996) 4e président de la cinquième République Française

Ouvrages, Ma Part de vérité

Edgar Allan Poe photo
Amos Oz photo

“Un homme arpentait fiévreusement cette pièce spartiate, les mains derrière le dos, les yeux baissés, la tête projetée en avant, comme prête à charger. L'homme ressemblait à Ben Gourion comme deux gouttes d'eau, mais ce ne pouvait pas être lui : dès le jardin d'enfant, tout le monde en Israël savait de quoi il avait l'air et aurait pu le reconnaître les yeux fermés. Mais comme il n'y avait pas encore la télévision, il me paraissait évident que le Père de la Nation était un géant dont la tête atteignait les nuages, tandis que cet imposteur était coutaud et rondouillard - on aurait dit une femme enceinte - de moins d'un mètre soixante.

J'étais stupéfait. Presque vexé.

Pourtant, pendant les deux ou trois minutes de silence qui me parurent une éternité, le dos toujours contre la porte, je dévisageais ce curieux petit bonhomme magnétique, puissamment charpenté, tenant à la fois du patriarche montagnard coriace et du vieux nain énergique, faisant nerveusement les cent pas, les mains croisées dans le dos, sa grosse tête en avant comme s'il se préparait à enfoncer une muraille d'un coup de bélier, perdu dans ses pensées, très loin, ne prenant même pas la peine de signaler qu'il savait que quelqu'un, quelque chose, un infime grain de poussière, avait atterri dans son bureau. David Ben Gourion avait soixante-quinze ans à cette époque, et moi, une vingtaine d'années.”

Amos Oz (1939–2018) poète, romancier et essayiste israélien

Une histoire d'amour et de ténèbres , 2002

Jean-Jacques Rousseau photo
Ludwig Wittgenstein photo

“Je travaille à peu près assidûment et je souhaite être meilleur et plus intelligent, ce qui est une seule et même chose.”

Ludwig Wittgenstein (1889–1951) philosophe et logicien autrichien, puis britannique

Lettres, rencontres, souvenirs

Yvon Gattaz photo
George Bernard Shaw photo

“Ne fais pas aux autres ce que tu voudrais qu'ils te fassent. Leurs goûts peuvent être différents.”

George Bernard Shaw (1856–1950) dramaturge et scénariste irlandais

Do not do unto others as you would that they should do unto you. Their tastes may not be the same.
en
Man And Superman, 1903

Annie Besant photo

“Il est impossible, pour quelqu’un qui étudie la vie et le caractère du grand Prophète d’Arabie, pour quelqu’un qui sait comment il enseignait et de quelle façon il vivait, d’avoir d’autre sentiment que le respect pour ce prophète prodigieux, l’un des grands messagers de l’Être Suprême. Même si mes discours contiennent bien des choses qui sont familières à beaucoup d’entre vous, chaque fois que moi-même je les relis, je sens monter en moi une nouvelle vague d’admiration, un nouveau sentiment de révérence, pour ce prodigieux grand maître arabe.”

Annie Besant (1847–1933) conférencière, féministe, libre-penseuse, socialiste et théosophe britannique

It is impossible for anyone who studies the life and character of the great Prophet of Arabia, who knows how he taught and how he lived, to feel anything but reverence for that mighty Prophet, one of the great messengers of the Supreme. And although in what I put to you I shall say many things which may be familiar to many, yet I myself feel whenever I re-read them, a new way of admiration, a new sense of reverence for that mighty Arabian teacher.
en

Emmanuel Levinas photo
Terry Pratchett photo

“Ce qu'on est n'a rien à voir avec ce qu'on doit être ni avec ce qu'on peut devenir.”

Terry Pratchett Livres du Disque-monde

Les Annales du Disque-monde, Le cinquième éléphant, 1999

Mordecai Roshwald photo
Axel Kahn photo
Daniel Pennac photo
Honoré de Balzac photo
Sophie Scholl photo
Guillaume-Thomas Raynal photo
Octave Gréard photo

“Manon Phlipon a été le disciple des doctrines philosophiques et sociales de Jean-Jacques sans les connaître ou avant de les avoir connues : tant l’action qu’elles exerçaient s’était étendue et avait comme enveloppé les esprits! […] La lecture de l’ Héloïse lui fut comme une révélation. En moins de quelques jours, Jean-Jacques « tout entier y passa. » « Avoir Jean-Jacques en sa possession, écrit-elle à Sophie Cannet, pouvoir le consulter sans cesse, se consoler, s’éclairer et s’élever avec lui à toutes les heures de la vie, c’est un délice, une félicité qu’on ne peut bien goûter qu’en l’adorant comme je le fais. » Et quelques jours après, à trois heures du matin : « Je suis rentrée depuis onze heures et je griffonne des papiers depuis minuit; je vais me coucher pour l’amour de toi, car un peu de Jean-Jacques me ferait bien passer la nuit, mais tu gronderais et je ne veux pas te fâcher. » Ses amies s’étonnaient de son admiration. Elle s’étonnait de leur froideur. « Rousseau est le bienfaiteur de l’humanité, le mien… Qui donc peint la vertu d’une manière plus noble et plus touchante?… Quant à moi, je sais bien que je lui dois ce que j’ai de meilleur. Son génie a échauffé mon âme, je l’ai senti m’enflammer, m’élever et m’ennoblir. Je ne nie point qu’il y ait quelques paradoxes dans son Émile, quelques procédés que nos mœurs rendent impraticables. Mais combien de vues saines et profondes! Que de préceptes utiles! Que de beautés pour racheter quelques défauts!… Son Héloïse est un chef-d’œuvre de sentiment. La femme qui l’a lue sans s’en être trouvée meilleure n’a qu’une âme de boue et ne sera jamais qu’au-dessous du commun. Son discours sur l’ Inégalité est aussi profondément pensé que fortement écrit… Ce n’est pas seulement l’homme de génie, c’est l’honnête homme, le citoyen… »”

Octave Gréard (1828–1904) pédagogue et universitaire français

Il est ici question de l'opinion de Madame Roland.
L'Éducation des femmes par les femmes, 1885, Madame Roland

Raymond Abellio photo
Joan Fuster photo
Emmanuel Hoog photo
Frigide Barjot photo

“Ça (le mariage) ne concerne même plus les êtres humains, pourquoi pas le mariage entre des animaux.”

Frigide Barjot (1962) humoriste et militante française

Opposition au projet de loi de mariage pour tous, 2012-2013

Gustave Le Bon photo

“Je ne vois pas en quoi la polygamie légale des Orientaux soit inférieure à la polygamie hypocrite des Européens. Alors que je vois très bien au contraire en quoi elle lui est supérieure.”

Gustave Le Bon (1841–1931) anthropologue, psychologue social, sociologue et scientifique amateur français

La Civilisation des Arabes (1884)

Philippe Starck photo
Gabriele d'Annunzio photo

“À cette heure, édifié par les subtils génies du Feu, un temple nouveau s’élevait là même où, dans le crépuscule, on avait cru voir un neptunien palais d’argent dont l’architecture imitait les torsions des conques marines. C’était, agrandi, un de ces labyrinthes construits sur le fer des landiers, demeures aux cent portes habitées par les présages ambigus; un de ces fragiles châteaux vermeils aux mille fenêtres, où se montrent un moment les princesses salamandres qui rient voluptueusement au poète charmé. Rose comme une lune naissante rayonnait sur la triple loggia la sphère de la Fortune, supportée par les épaules des Atlantes; et ses reflets engendraient un cycle de satellites. Du quai des Esclavons, de la Giudecca, de San Giorgio, avec un crépitement continu, des faisceaux de tiges enflammées convergeaient au zénith et s’y épanouissaient en roses, en lis, en palmes, formant un jardin aérien qui se détruisait et se renouvelait sans cesse par des floraisons de plus en plus riches et étranges. C’était une rapide succession de printemps et d’automnes à travers l’empyrée. Une immense pluie scintillante de pétales et de feuillages tombait des dissolutions célestes et enveloppait toutes choses d’un tremblement d’or. Au loin, vers la lagune, par les déchirures ouvertes dans cet or mobile, on voyait s’avancer une flotte pavoisée : une escadre de galères semblables peut-être à celles qui naviguent dans le rêve du luxurieux dormant son dernier sommeil sur un lit imprégné de parfums mortels. Comme celles-là peut-être, elles avaient des cordages composés avec les chevelures tordues des esclaves capturées dans les villes conquises, ruisselants encore d’une huile suave; comme celles-là, elles avaient leurs cales chargées de myrrhe, de nard, de benjoin, d’éléomiel, de cinnamome, de tous les aromates, et de santal, de cèdre, de térébinthe, de tous les bois odoriférants accumulés en plusieurs couches. Les indescriptibles couleurs des flammes dont elles apparaissaient pavoisées évoquaient les parfums et les épices. Bleues, vertes, glauques, safranées, violacées, de nuances indistinctes, ces flammes semblaient jaillir d’un incendie intérieur et se colorer de volatilisations inconnues. Ainsi sans doute flamboyèrent, dans les antiques fureurs du saccage, les profonds réservoirs d’essences qui servaient à macérer les épouses des princes syriens. Telle maintenant, sur l’eau parsemée des matières en fusion qui gémissaient le long des carènes, la flotte magnifique et perdue s’avançait vers le bassin, lentement, comme si des rêves ivres eussent été ses pilotes et qu’ils l’eussent conduite se consumer en face du Lion stylite, gigantesque bûcher votif dont l’âme de Venise resterait parfumée et stupéfiée pour l’éternité.”

Gabriele d'Annunzio livre Le Feu

Romans, Le Feu, 1900

Honoré de Balzac photo

“L’opinion d’un artiste doit être la foi dans les œuvres… et son seul moyen de succès, le travail quand la nature lui a donné le feu sacré.”

Honoré de Balzac (1799–1850) romancier, critique littéraire, essayiste, journaliste et écrivain français

Les Comédiens sans le savoir 1846

Georges Clemenceau photo
Isaac Bashevis Singer photo
Marcel Lefebvre photo

“Je me suis trouvé pendant quinze ans à Dakar avec trois millions de musulmans, cent mille catholiques et quatre cent mille animistes, et si pendant ces quinze ans on a pu convertir dix musulmans, c'est un maximum. Je veux dire les convertir vraiment, les faire passer de l'islam au catholicisme. Je ne dis pas qu'il n'y ait pas eu une certaine influence catholique grâce à nos écoles où nous avions jusqu'à 10 à 15% de musulmans. Je n'en voulais pas davantage, sinon ils auraient imposé l'islam dans nos écoles. Une fois qu'ils sont forts, ils s'imposent, prennent la tête du mouvement et essayent de convertir les autres. Quand ils sont faibles, ils écoutent et se taisent. Les jeunes gens qui ont été dans nos écoles ont certainement été influencés, peut être certains d'entre-eux ont-ils désiré le baptême c'est très possible. Mais c'est très difficile pour un jeune homme de se convertir au catholicisme, car il est chassé de sa famille, il sait qu'il risque même d'être empoisonné. […] Il n'y a que ceux qui sont étudiants en université qui arrivent à se convertir parce qu'ils sont indépendants. Ils savent que leur avenir est assuré; dont ils n'ont plus besoin de leur famille et partiront en Europe, ils peuvent se convertir. Mais convertir quelqu'un qui est dans sa famille, c'est pratiquement impossible. En inspirant la religion islamique; le démon a véritablement empêché la conversion de millions d'hommes.”

Marcel Lefebvre (1905–1991) prélat catholique

Sur l'islam

Charles Maurras photo
Charles Baudelaire photo

“L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu.”

Charles Baudelaire (1821–1867) poète français

Petits Poemes En Prose
Petits Poèmes en prose, 1869
Source: Twenty Prose Poems

“(…) dogmatique est le discours occupant la place mythique de la vérité et, de ce fait, servant de fondement aux images identificatoires, pour la société en tant que telle et pour tout sujet ressortissant de cette représentation. Or, de nos jours, le discours dogmatique capable d’accueillir la croyance aux images et de fonder la représentation ne peut être mis en scène, si j’ose ainsi m’exprimer, que sous le chapeau de la Science et coiffé par la Démocratie gestionnaire, ou par tout autre signifiant socialement emblématique, c'est-à-dire politiquement plausible. Le Droit est donc refoulé dans la culture, essentiellement parce que la Science lui a ravi, au cours de l’histoire du système normatif européen, la place mythique, le Science ayant pris statut de fondement des lois, à l’instar du divin, avec lequel le Droit civil, nous le verrons plus loin, est directement lié. On observera que l’idée même de dogmaticité fait horreur aujourd'hui et à bon escient, car le présupposé d’après lequel l’objet-Science échappe au statut dogmatique du discours des images (le Droit lui-même cessant d’être pensé comme dogmatique) est nécessaire au montage social d’idéalisation normative de la Science, comme il est nécessaire que le Droit soit présenté, non comme manœuvre fondatrice du vivant (auquel cas la Science en tant qu’idéal religieux s’en trouverait détrônée) –du vivant parlant, c'est-à-dire du sujet-, mais comme anecdote sociale et simple technique de régulation gestionnaire. À voir la panique qui saisit juristes et psys à la perspective de parler dogmes, au sens que mes travaux donnent à ce terme, on ne s’étonne pas de cette nouvelle peur de penser : la crainte de trahir la Science paralyse la réflexion sur les montages institutionnels, dès lors qu’une telle réflexion touche au rite moderne d’entrée dans la légalité, c'est-à-dire au fin fond de ce qui nous porte hors de l’abîme indicible, nos représentations de l’Au nom de, l’inaugural que j’appelle aussi discours de la Référence, tout aussi divin aujourd'hui que l’ancien, en ce qu’il est lui aussi intouchable et sacré.”

Pierre Legendre (1930)

Leçons VI Les enfants du Texte. Étude sur la fonction parentale des États

Gustave Le Bon photo
Karl Marx photo
Maurice Allais photo
Jean-Pierre Willem photo

“Le tradipraticien doit avoir confiance de ne pas être grugé par la commercialisation de son savoir par les firmes internationales qui vendraient son "médicament traditionnel" sous forme synthétique à prix fort dans son propre pays.”

Jean-Pierre Willem (1938)

Tout ceci ne relève bien sûr que de la fiction ; le monde civilisé ne se permettrait jamais une telle escroquerie ! NDLR
L’ethnomédecine, une alliance entre science et tradition, 2006

Loïc Decrauze photo
Marc Aurèle photo

“Bien souvent on se rend coupable en négligeant d'agir, et non pas seulement en agissant.”

Marc Aurèle (121–180) empereur et philosophe stoïcien romain

Pensées

“Calvin : Des fois, je me dis que la preuve qu'il y a des êtres intelligents ailleurs que sur Terre est qu'ils n'ont pas essayé de nous contacter.”

Bill Watterson Calvin et Hobbes

Sometimes I think the surest sign that intelligent life exists elsewhere in the universe is that none of it has tried to contact us.
en
Calvin et Hobbes

James Connolly photo

“Eh bien, qu'en dis-tu? Je fais la grasse matinée, je lis un bon bouquin, et je participe à une insurrection. Tout ça dans la foulée. Tu parles d'une révolution de luxe!”

James Connolly (1868–1916)

Lors de l' Insurrection de Pâques 1916 , retranché dans la grande poste de Dublin, James Connolly, blessé et couché sur un lit à roulettes et à qui on a fait apporter un livre, s'adresse à un soldat.

Colette photo
Paul Léautaud photo
Socrate photo
Arthur C. Clarke photo

“D'être venu peut-être cent millions d'années trop tard ne me contrariait pas; c'était déjà bien assez d'être venu, tout simplement.”

Arthur C. Clarke (1917–2008) écrivain de science-fiction, écrivain scientifique, futurologue, présentateur télé, explorateur sous-marin …

Citations de ses nouvelles, [Sentinelle]La sentinelle, 1951

Épicure photo
André Breton photo
Gilbert Keith Chesterton photo
Suzanne Curchod photo
Jean Tremblay photo
Dante Alighieri photo

“Elle sourit un peu; puis : « Si l’opinion des mortels erre, » dit-elle, « lorsque la clef des sens n’ouvre pas,
« Point, certes, ne devrais-tu désormais être frappé d’étonnement, voyant que, même à la suite des sens, court est le vol de la raison.”

Dante Alighieri (1265–1321) poète, homme politique et écrivain italien

Le Paradis (1308-1321), Chant deuxième
Source: « Lorsque les sens ne nous apprennent pas ce que sont réellement les choses dont nous jugeons. »

Jeannette Bougrab photo
Jean-Marie Le Pen photo
Zbigniew Brzezinski photo

“C'est également un fait que l'Amérique est trop démocratique chez elle pour être autocratique à l'étranger. Cela limite l'utilisation de la puissance américaine, notamment sa capacité d'intimidation militaire. Jamais précédemment une démocratie populaire avait atteint une suprématie internationale. Mais la poursuite du pouvoir n'est pas le but poursuivi par les passions populaires, excepté dans des conditions d'une menace ou d'une remise en cause du sentiment populaire de bien-être domestique. L'abnégation économique (c'est-à-dire les dépenses militaires), et le sacrifice humain (les pertes même parmi les soldats professionels) qui sont nécessaires à l'effort sont peu agréables pour les instincts démocratiques. La démocratie est inamicale envers la mobilisation impériale.”

Zbigniew Brzezinski (1928–2017) politologue américain

It is also a fact that America is too democratic at home to be autocratic abroad. This limits the use of America's power, especially its capacity for military intimidation. Never before has a populist democracy attained international supremacy. But the pursuit of power is not a goal that commands popular passion, except in conditions of a sudden threat or challenge to the public's sense of domestic well-being. The economic self-denial (that is defense spending), and the human sacrifice (casualties even among professional soldiers) required in the effort are uncongenial to democratic instincts. Democracy is inimical to imperial mobilization.
en
Le Grand Echiquier - 1997

Carl von Clausewitz photo
Albert Einstein photo

“Peu d'êtres sont capables d'exprimer posément une opinion différente des préjugés de leur milieu. La plupart des êtres sont même incapables d'arriver à formuler de telles opinions.”

Albert Einstein livre Comment je vois le monde

The World As I See It
Comment je vois le monde, 1934 (1958)
Variante: Peu d'être sont capables d'exprimer posément une opinion différente des préjugés de leur milieu. La plupart des êtres sont même incapables d'arriver à formuler une.

Jacques Bouveresse photo
Douglas Adams photo
Charles Bukowski photo
Gabriel Terrail photo
Jean-Auguste-Dominique Ingres photo
Albert Einstein photo
Charles Darwin photo
Maurice Allais photo
François Rabelais photo

“O que troys et quatre foys heureulx dont ceulx qui plantent chous. O Parces que ne me fillastez vous pour planteur de Chous? O que petit est le nombre de ceulx à qui Juppiter a telle faveur porté, qu'il les a destinez a planter chous. Car ilz ont tousjours en terre un pied : l'aultre n'est jamais loing. Dispute de felicité et bien souverain qui vouldra, mais quiconques plante Chous est præsentement par mon decret declairé bien heureux, à trop meilleure raison que Pyhrron estant en pareil dangier que nous sommes, et voyant un pourceau prés le rivaige qui mangeoit de l'orge espandu, le declaira bien heureux en deux qualitez, sçavoir est qu'il avoit orge à foison, et d'abondant estoit en terre. Ha pour manoir deificque et seigneurial il n'est qur le plancher des vaches.”

François Rabelais (1494–1553) auteur français du 16e siècle

fr
O qu'is sont trois et quatre fois heureux ceux qui plantent des choux ! O Parques, pourquoi ne m'avoir pas tissé une vie de planteur de choux ? O qu'il est petit le nombre de ceux à qui Jupiter accorda une telle ferveur, être destiné à planter des choux. Car ils ont toujours un pied à terre, l'autre n'est jamais loin. Débat de la félicité et du souverain bien qui voudra, mais quiconque plante choux est à présent par mon décret déclaré bienheureux, et ce avec la raison suprême que Pyrrhon, étant dans un danger pareil au nôtre, et voyant un pourceau près du rivage qui mangeait de l'orge répandu, le déclara bien heureux pour deux motfis, à savoir son orge à foison, et plus encore le fait qu'il sur terre ferme. Ah, pour manoir déifique et seigneurial, il n'est que le plancher des vaches.
Première attestation de l'expression terminant la dernière phrase.
Œuvre, Quart Livre

Maximilien de Robespierre photo
Coluche photo
Manuel Valls photo
Dominique Fernandez photo
Jacques Ellul photo
Perrine Leblanc photo
Robert Patrick photo

“Pas la peine de répliquer; quoi qu'on me dise en ce moment pourrait tout aussi bien être écrit sur une courge en décomposition. Le cerveau s'en va en premier, tu sais — sauf les parties dédiées à la douleur, qui sont de toute évidence invincibles.”

Robert Patrick (1937) auteur dramatique, parolier, acteur et metteur en scène

Don't bother to answer back. Anything said to me at this point might as well be written on a decomposing squash. The brain goes first, you know -- except the portions dedicated to pain, which are apparently immune.
en
Untold Decades: Seven Comedies of Gay Romance (1988)

Steve Jobs photo
Roland Barthes photo
Fidel Castro photo

“Personne ne réchappe du fanatisme. Nous avons la chance de ne pas être opposés à des fanatiques, mais à des gens animés par un esprit de calcul.”

Fidel Castro (1926–2016) Premier secrétaire du Parti communiste de Cuba

français
À propos des attentats contre lui.

Robert Darnton photo
Michel Galabru photo
Donna Leon photo
Roberto Saviano photo

“Si on est un raté, un bouffon, un bon à rien, on peut seulement faire le bien, mais c'est du bénévolat, on ne fait pas vraiment le bien. Le bien, c'est ce qu'on fait quand on aurait pu choisir de faire le mal.”

Roberto Saviano (1979) écrivain et journaliste italien

fr
Saviano citant son père.
Gomorra : Dans l'empire de la Camorra, 2006, Seconde partie, Kalachnikov

Jules Guesde photo