Citations sur tout
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“Tout ce qui est flagrant est toujours bref.”

Bertrand Laverdure (1967) journaliste, poète et écrivain canadien

Gomme de xanthane, 2006

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“À qui dédier, tout neuf, ce joli petit livre, qu'une sèche pierre ponce a récemment poli?”

Catulle (-84–-54 avant J.-C.) poète romain

Cui dono lepidum novum libellum
Arido modo pumice expolitum ?
la
Premiers vers du premier poème. La pierre ponce était utilisée pour ébarber les extrémités du rouleau de papyrus (volumen) une fois qu'on avait terminé d'écrire le livre.
Source: Édition citée, page 2, note 1.

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“Accepter le destin d'un cœur ferme n'est pas une vertu, c'est être un homme selon Homère, tout simplement.”

Dominique Venner (1935–2013) historien, journaliste et essayiste français d'extrême droite

Histoire et tradition des Européens : 30 000 ans d'identité, 2002

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“À vrai dire, nous ne savons rien de la vie et de la mort. Nous sommes pour ainsi dire nés, en tout cas nous avons grandi sans en-deçà, sans par-delà, sans par-dessus, sans rien.”

Dominique Jamet (1936) journaliste et écrivain français

Évocation des souvenirs de son père pendant l’Occupation (période 1941-1945)

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“Moins on croit être, plus on supporte. Et si on ne croit rien être, on supporte tout.”

Antonio Porchia (1885–1968)

Cuanto menos uno cree ser, más soporta. Y si cree ser nada, soporta todo.
es

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“J'ai un ami qui a un téléphone qui fait messagerie instantanée, et j'ai vraiment envie qu'il crève. Parce que j'en ai marre de ses putains de messages genre : « je suis dans un magasin de chaussures. » C'est tout! On est pas des agents secrets, j'ai pas besoin de savoir où tu es.”

Louis C.K. (1967) acteur et humoriste américain

I have this friend, he has a phone like an IM [Instant Message], and I really want him to die. Because I'm sick of getting this fucking messages from him: « I'm in a shoe store. » That's the all message. We're not secret agents, I don't need to know where you are.
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Shameless (2005)

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“Toute œuvre forme système.”

Bernard Pingaud (1923)

Inventaire, 1965

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“Un travailleur qualifié est celui qui ne regarde pas la récompense, mais qui aime son travail. Si, par exemple, un tailleur adroit sait que les vêtements qu'il confectionne correspondent en tout point à leurs propriétaires, il en retire un plaisir spirituel — soit bien plus que l'argent qu'il reçoit pour le fruit de son labeur.”

Baruch Ashlag (1907–1991) rabbin polonais

A good, skillful worker is one who does not consider the reward, but enjoys his work. If, for example, a skillful tailor knows that the clothing fits its owner at every point, it gives him pleasure, more than the money he receives.
en
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“Postuler une absurdité porterait atteinte à ma dignité et je m'abstiendrai de toute conjecture.”

Jack Vance livre Le Pnume

Citations de ses romans, Le Pnume, 1970

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“Tout le monde le sait, amour et haine sont pile et face.”

John Cowper Powys (1872–1963) écrivain britannique

La Fosse aux chiens, 1952

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“Que te dire, Amine? Je crois que même les terroristes les plus chevronnés ignorent vraiment ce qu’il leur arrive. Et ça peut arriver à n’importe qui. Un déclic quelque part dans le subconscient, et c’est parti. Les motivations n’ont pas la même consistance, mais généralement, ce sont des trucs qui s’attrapent comme ça, dit-il en claquant des doigts. Ou ça te tombe sur la tête comme une tuile, ou ça s’ancre en toi tel un ver solitaire. Après, tu ne regardes plus le monde de la même manière. Tu n’as qu’une idée fixe : soulever cette chose qui t’habite corps et âme pour voir ce qu’il y a en dessous. À partir de là, tu ne peux plus faire marche arrière. D’ailleurs, ce n’est plus toi qui es aux commandes. Tu crois n’en faire qu’à ta tête, mais c’est pas vrai. T’es rien d’autre que l’instrument de tes propres frustrations. Pour toi, la vie, la mort, c’est du pareil au même. Quelque part, tu auras définitivement renoncé à tout ce qui pourrait donner une chance à ton retour sur terre. Tu planes. Tu es un extraterrestre. Tu vis dans les limbes, à traquer les houris et les licornes. Le monde d’ici, tu ne veux plus en entendre parler. Tu attends juste le moment de franchir le pas. La seule façon de rattraper ce que tu as perdu ou de rectifier ce que tu as raté – en deux mots, la seule façon de t’offrir une légende, c’est de finir en beauté : te transformer en feu d’artifice au beau milieu d’un bus scolaire ou en torpille lancée à tombeau ouvert contre un char ennemi. Boum! Le grand écart avec, en prime, le statut de martyr. Le jour de la levée de ton corps devient alors, à tes yeux, le seul instant où l’on t’élève dans l’estime des autres. Le reste, le jour d’avant et le jour d’après, c’est plus ton problème; pour toi, ça n’a jamais existé.”

Yasmina Khadra (1955) écrivain algérien

L’Attentat, 2005

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“Il ne fait pas bon être mort, mais avec le temps, on doit pouvoir s’y faire”

Imre Kertész (1929–2016) écrivain hongrois

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Journal de galère , Hongrie 1992, France 2010

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“Dans l'œuvre d'art vit une foi qui dure plus longtemps que tout dogme.”

Ernst Jünger livre Orages d'acier

Im Kunstwek lebt ein Glaube, der jedes Dogma überwährt.
de
Orages d'acier, 1920, Les Ciseaux, 1990

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“Plus on est semblable à tout le monde plus on est comme il faut. C'est le sacre de la multitude.”

Léon Bloy (1846–1917) romancier et essayiste français

Essai, Éxégèse des Lieux Communs, 1902

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“Il est des hommes dont l'oreille, toute saine qu'elle est, ne distingue pas les sons d'avec les bruits.”

Paul Valéry (1871–1945) écrivain, poète et philosophe français

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“Porter sur toute chose un regard lucide, sans faire intervenir les souvenirs d’hier : alors, la vie cesse d’être problématique.”

Jiddu Krishnamurti (1895–1986) philosophe indien

L’Esprit et la Pensée (On Mind and Thought), 1993

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“Toute politique que nous ne faisons pas nous-mêmes sera faite contre nous.”

Joan Fuster (1922–1992) écrivain espagnol

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“[…] le développement des villes, des salons, de la cour impose à chacun de maîtriser ses pulsions et d'affiner ses manières et son langage. On assiste à un remarquable effort de civilisation, c'est-à-dire de transformation de l'être naturel, égocentrique et impulsif (Alceste, héros du Misanthrope) en sujet social plus ou moins complaisant (Philinte). De 1630 à 1690 environ, la qualité sociale essentielle c'est l' honnêteté, qui ne désigne pas, comme aujourd'hui, une probité morale, mais une civilité, un art de plaire, de s'adapter à l'attente d'autrui en contrôlant ses désirs. […] le XVIIe siècle voit le développement d'une bourgeoisie composée de juristes et administrateurs, portés à la discipline, et de négociants et financiers, soucieux d'économiser pour accroître leur puissance. Or, la morale est aussi une discipline et une économie des désirs. Cette bourgeoisie veut être reconnue comme élite; il lui faut pour cela s'imposer par sa vertu, d'autant plus qu'elle n'a pas la naissance qui définit la noblesse. Il lui faut surtout se démarquer du peuple. Cet effort de distinction culturelle élimine digestion, sexualité et tout ce qui peut paraître grossier dans le comportement ou l'expression. Il tend à réduire la spontanéité au profit de la raison, à imposer à la nature la maîtrise de l'art, à récuser le savoir-faire spontané ou empirique, fondé sur le génie ou le métier, au bénéfice d'un savoir-faire méthodique, fondé en théorie. C'est pour ces raisons fondamentales que les années trente, contredisant Aristote et renversant la tendance du premier tiers du siècle, soumettent l'art, et particulièrement la tragédie, à la morale.”

Jean Rohou (1934) écrivain et universitaire breton

La Tragédie classique, 1996, La « discipline » classique