Robert Darnton (1939) historien américain
Bohème littéraire et Révolution, 1983, Le monde des libraires clandestins sous l'Ancien Régime
Robert Darnton (1939) historien américain
Bohème littéraire et Révolution, 1983, Le monde des libraires clandestins sous l'Ancien Régime
“C'est la quête qui crée le mythe et non l'inverse.”
Antoine Bello (1970) écrivain franco-américain
Les Falsificateurs, 2007
David Thesmar (1972) économiste français
Le grand méchant marché, décryptage d'un fantasme français
Diogène de Sinope (-404–-322 avant J.-C.) philosophe grec de l'Antiquité associé à l'école cynique
Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres
Jean-François Deniau (1928–2007) personnalité politique et écrivain français
Histoires de courage, 2000
Augustin d'Hippone (354–430) philosophe parmis les premiers Chrétien
21. Melius essa, quidem quis dubitaverit ?, ad Deum colendum doctrina homines duci, quam pœnæ timore vel dolore compelli: sed non quia isti meliores sunt, ideo illi qui tales non sunt, neglegendi sunt. Multis enim profuit (quod experimentis probavimus et probamus) prius timore vel dolore cogi, ut postea possent doceri, aut quod jam verbis didicerant, opere sectari. Proponunt nobis quidam sententiam cujusdam sæcularis auctoris, qui dixit: Pudore et liberalitate liberos retinere, satius esse credo, quam metu (TEREN., Adel., 1, 57-58.). Hoc quidem verum est; sed sicut meliores sunt quos dirigit amor, ita plures sunt quos corrigit timor. Nam ut de ipso auctore istis respondeatur, apud illum etiam legunt: Tu nisi malo coactus, recte facere nescis (TEREN., Adel., 1, 69-75 (loc. adbrev. a CICER., Actio in Verr. 3, 62.)). Porro autem Scriptura divina, et propter illos meliores dixit: Timor non est in caritate; sed perfecta caritas foras mittit timorem (1 Io 4, 18.); et propter hos inferiores, qui plures sunt, ait: Verbis non emendabitur servus durus; si enim et intellexerit, non obediet (Prov 29, 19. ). Cum dixit, verbis eum non emendari, non eum jussit deseri, sed tacite admonuit unde debeat emendari: alioquin non diceret: Verbis non emendabitur; sed tantummodo diceret: « Non emendabitur ». Alio quippe loco dicit non solum servum, sed etiam filium indisciplinatum plagis esse cœrcendum; et magno fructu: nam: Tu quidem, inquit, percutis eum virga; animam vero ejus liberabis a morte (Prov 23, 14.); et alibi dicit: Qui parcit baculo, odit filium suum (Prov 13, 24.). (...) Sed tamen antequam dicant boni filii: Concupiscentiam habemus dissolvi, et esse cum Christo (Phil 1, 23.); multi prius, tamquam mali servi et quodammodo improbi fugitivi, ad Dominum suum temporalium flagellorum verbere revocantur. (...) (23) Cur ergo non cogeret Ecclesia perditos filios ut redirent, si perditi filii cœgerunt alios ut perirent? Quamvis etiam illos quos non cœgerunt, sed tantummodo seduxerunt, si per terribiles sed salubres leges in eius gremium revocentur (Mt 18, 12-13; Lc 15, 4-7.), blandius pia mater amplectitur, et de illis multo amplius quam de his quos numquam perdiderat, gratulatur. (...)
la
Citations de saint Augustin, Lettres
René Crevel (1900–1935) écrivain et poète français, dadaïste puis surréaliste
Manifeste, Note en marge du jeu de la vérité, 1934
Amos Oz (1939–2018) poète, romancier et essayiste israélien
Une histoire d'amour et de ténèbres , 2002
Antoine Prost livre Douze leçons sur l'histoire
Douze leçons sur l'histoire, 1996, Chapitre 3 : Les faits et la critique historique
Jean-Jacques Rousseau livre Julie ou la Nouvelle Héloïse
À propos de l'arrêt de tout alcool.
Julie ou la Nouvelle Héloïse, 1761
Morvan Marchal (1900–1963) architecte et personnalité du mouvement breton
Manifeste des bretons fédéralistes, 1938 (avec Goulven Mazéas)
Morvan Marchal (1900–1963) architecte et personnalité du mouvement breton
Manifeste des bretons fédéralistes, 1938 (avec Goulven Mazéas)
Simone de Beauvoir (1908–1986) philosophe, romancière, épistolière, mémorialiste et essayiste française
Le deuxième sexe I
Jean Daniel (1920) écrivain français
Un zeste de conscience dans la cuisine
Frithjof Schuon (1907–1998) métaphysicien, théologien et philosophe suisse
From The Divine To The Human: Survey Of Metaphysics And Epistemology
Frithjof Schuon (1907–1998) métaphysicien, théologien et philosophe suisse
Form and Substance in the Religions
Marguerite Yourcenar (1903–1987) écrivaine française
Les Yeux ouverts : Entretiens avec Matthieu Galey
Frithjof Schuon (1907–1998) métaphysicien, théologien et philosophe suisse
From The Divine To The Human: Survey Of Metaphysics And Epistemology
Guy Finley (1949)
The Secret of Letting Go
Wilhelm Reich livre Die Sexualität im Kulturkampf
The Sexual Revolution: Toward a Self-governing Character Structure
Frithjof Schuon (1907–1998) métaphysicien, théologien et philosophe suisse
From The Divine To The Human: Survey Of Metaphysics And Epistemology
Alexander Sutherland Neill livre Libres enfants de Summerhill
Summerhill: A Radical Approach to Child Rearing
Marguerite Yourcenar (1903–1987) écrivaine française
Les Yeux ouverts : Entretiens avec Matthieu Galey
Frithjof Schuon (1907–1998) métaphysicien, théologien et philosophe suisse
Light on the Ancient Worlds
Elliot Perlman livre Three Dollars
Three Dollars
Patrick Lapeyre (1949) écrivain français
Life is Short and Desire Endless
Aldous Huxley livre Le Meilleur des mondes
Brave New World
Variante: Les utopies apparaissent comme bien plus réalisables qu’on ne le croyait autrefois. Et nous nous trouvons actuellement devant une question bien autrement angoissante: Comment éviter leur realisation définitive?. . . Les utopies sont réalisables. La vie marche vers les utopies. Et peut-être un siècle nouveau commence-t-il, un siècle où les intellectuels et la classe cultivée rêveront aux moyens d’éviter les utopies et de retourner à une société non utopique, moins “parfaite” et plus libre.
Michel Foucault (1926–1984) philosophe français
The Archaeology of Knowledge & The Discourse on Language
Simone de Beauvoir (1908–1986) philosophe, romancière, épistolière, mémorialiste et essayiste française
Le deuxième sexe II
Frithjof Schuon livre La Transfiguration de l’Homme (1995).
The Transfiguration of Man
Variante: [... ] Dans cette question des limites de fait ou de droit du sentiment patriotique, il convient de rappeler tout d’abord qu’il y a patrie et patrie : il y a celle de la terre et celle du Ciel; la seconde est prototype et mesure de la première, elle lui donne son sens et sa légitimité. C’est ainsi que dans l’enseignement évangélique l’amour de Dieu prime, et peut par conséquent contredire, l’amour des proches parents, sans qu’il y ait là aucune offense à la charité; la créature doit d’ailleurs être aimée « en Dieu », c’est à dire que l’amour ne lui appartient jamais en entier. Le Christ ne s’est soucié que de la Patrie céleste, qui « n’est pas de ce monde »; c’est suffisant, non pour renier le fait naturel d’une patrie terrestre, mais pour s’abstenir de tout culte abusif – et avant tout illogique – du pays d’origine. Si le Christ a désavoué les attachements temporels, il n’en a pas moins admis les droits de la nature, dans le domaine qui est le leur, droits éminemment relatifs qu’il ne s’agit pas d’ériger en idoles; c’est ce que saint Augustin a magistralement traité, sous un certain rapport tout au moins, dans Civitas Dei. Le patriotisme normal est à la fois déterminé et limité par les valeurs éternelles; « il ne s’enfle point » et ne pervertit pas l’esprit; il n’est pas, comme le chauvinisme, l’oubli officiel de l’humilité et de la charité en même temps que l’anesthésie de toute une partie de l’intelligence; restant dans ses limites, il est capable de susciter les plus belles vertus, sans être un parasite de la religion.
Il faut se garder des interprétations abusives du passé historique; l’œuvre de Jeanne d’Arc n’a rien à voir avec le nationalisme moderne, d’autant que la sainte à suivi l’impulsion, non point d’un nationalisme naturel – ce qui eût été légitime – mais celle d’une volonté céleste, qui voyait loin. La France fut pendant des siècles le pivot du Catholicisme; une France anglaise eût signifié en fin de compte une Europe protestante et la fin de l’Eglise catholique; c’est ce que voulurent prévenir les « voix ». L’absence de toute passion, chez Jeanne, ses paroles sereines à l’égard des Anglais, corroborent pleinement ce que nous venons de dire et devrait suffire pour mettre la sainte à l’abri de toute imposture rétrospective (1). [... ]
1 – De même, l’étendard de Jeanne fut tout autre chose qu’un drapeau révolutionnaire unissant, dans un même culte profane, croyants et incroyants.
"Usurpations du sentiment religieux", Études Traditionnelles, décembre 1965.