Citations sur la mort et la séparation

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“Ces jours-ci, pour prévenir les attaques terroristes, des mesures de sécurité strictes sont mises en place dans les aéroports et autres lieux publics. Bien que de telles mesures soient nécessaires pour notre sécurité, elles ne sont pas une solution définitive. En fait, il est une sorte d’explosif le plus destructeur de tous. Aucune machine ne peut le détecter. C’est la haine, la haine et la vengeance qui se trouvent dans l'esprit humain.”

Mata Amritanandamayi (1953)

These days, to prevent terrorist attacks, strict security measures are implemented in airports and other establishments. While such measures are necessary for our physical safety, they are not a final solution. In fact, there is one explosive in particular that is the most destructive of all. No machine can detect it. It is the hatred, loathing and vengeance found in the human mind.
La Compassion: La seule voie vers la paix (2007)

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“Que te dire, Amine? Je crois que même les terroristes les plus chevronnés ignorent vraiment ce qu’il leur arrive. Et ça peut arriver à n’importe qui. Un déclic quelque part dans le subconscient, et c’est parti. Les motivations n’ont pas la même consistance, mais généralement, ce sont des trucs qui s’attrapent comme ça, dit-il en claquant des doigts. Ou ça te tombe sur la tête comme une tuile, ou ça s’ancre en toi tel un ver solitaire. Après, tu ne regardes plus le monde de la même manière. Tu n’as qu’une idée fixe : soulever cette chose qui t’habite corps et âme pour voir ce qu’il y a en dessous. À partir de là, tu ne peux plus faire marche arrière. D’ailleurs, ce n’est plus toi qui es aux commandes. Tu crois n’en faire qu’à ta tête, mais c’est pas vrai. T’es rien d’autre que l’instrument de tes propres frustrations. Pour toi, la vie, la mort, c’est du pareil au même. Quelque part, tu auras définitivement renoncé à tout ce qui pourrait donner une chance à ton retour sur terre. Tu planes. Tu es un extraterrestre. Tu vis dans les limbes, à traquer les houris et les licornes. Le monde d’ici, tu ne veux plus en entendre parler. Tu attends juste le moment de franchir le pas. La seule façon de rattraper ce que tu as perdu ou de rectifier ce que tu as raté – en deux mots, la seule façon de t’offrir une légende, c’est de finir en beauté : te transformer en feu d’artifice au beau milieu d’un bus scolaire ou en torpille lancée à tombeau ouvert contre un char ennemi. Boum! Le grand écart avec, en prime, le statut de martyr. Le jour de la levée de ton corps devient alors, à tes yeux, le seul instant où l’on t’élève dans l’estime des autres. Le reste, le jour d’avant et le jour d’après, c’est plus ton problème; pour toi, ça n’a jamais existé.”

Yasmina Khadra (1955) écrivain algérien

L’Attentat, 2005

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“Il ne fait pas bon être mort, mais avec le temps, on doit pouvoir s’y faire”

Imre Kertész (1929–2016) écrivain hongrois

comme à tout
Journal de galère , Hongrie 1992, France 2010

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