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“Je me souviens encore de mon ahurissement lorsque, pour la première fois au Québec, j'ai vu à une vitrine de librairie un livre dont le titre était Nous autres nègres blancs d'Amérique.”

Aimé Césaire (1913–2008) poète et homme politique français

Discours prononcé le 26 février 1987 lors de la conférence hémisphérique organisée par l'université internationale de Floride à Miami
Le discours sur la négritude, 1987

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“Qu’un écrivain déclare, comme la chose la plus naturelle du monde, qu’il préfère le commerce charnel des très jeunes personnes aux turpitudes classiques de ses contemporains, et il n’en faut pas plus – en pleine société permissive [sic] – pour le faire passer pour le Diable dans le Landerneau parisien. […] Pour ma part, c’est ce « scandale »qui me scandalise. Question de goût d’abord : n’aurait-on pas le droit de préférer caresser les hanches des lycéennes plutôt que la poitrine mafflue de la comtesse Grancéola (réplique matznévienne de la Castafiore ou la ménopause bien sonnée de la baronne Adélaïde Cramouillard, présidente de l’Union mystique universelle. Question de principe aussi : on peut désapprouver ce que l’on veut, mais comment peut-on, au sens propre du terme, être choqué par quoi que ce soit? Quant à la gravité du délit, enfin, il me semble, selon mon échelle de valeurs personnelles, qu’il est plus « scandaleux » de regarder les jeux télévisés, de jouer au Loto ou de lire Le Meilleur, que d’avoir la passion des fesses fraîches, des émotions naissantes et des seins en boutons. Bien des imbéciles se sont horrifiés de la publication des Moins de seize ans. Que des adultes qui admettent fort bien que leur progéniture s’abrutisse des journées entières devant des machines à sous ou des téléfilms débiles, tremblent à l’idée que leur fille, plutôt que de passer son temps avec des crétins de son âge, puisse coucher avec un écrivain « qui pourrait être son père » et tomber dans les rets de ce suborneur de Gabriel, me fait, quant à moi, plutôt éclater de rire. [.. ] Quant aux jeunes personnes qui fréquentent Gabriel Matzneff, je ne doute pas qu’elles apprendront à son contact plus de choses belles et élevées que dans la vulgarité et la niaiserie que secrète à foison leur vie familiale et scolaire.”

Alain de Benoist (1943) écrivain français

Articles

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“À qui dédier, tout neuf, ce joli petit livre, qu'une sèche pierre ponce a récemment poli?”

Catulle (-84–-54 avant J.-C.) poète romain

Cui dono lepidum novum libellum
Arido modo pumice expolitum ?
la
Premiers vers du premier poème. La pierre ponce était utilisée pour ébarber les extrémités du rouleau de papyrus (volumen) une fois qu'on avait terminé d'écrire le livre.
Source: Édition citée, page 2, note 1.

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“Celui qu'aiment les dieux meurt jeune, en santé, sens et raison.”

Plaute Les Bacchis

Quem di diligunt, adulescens moritur, dum valet, sentit, sapit.
la
Lieu commun grec antique que l'on trouve chez des auteurs grecs comme Hérodote et Ménandre. (Note de Paul Mazon.)
Les Bacchis (Bacchis)

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“Les mots sont de petites lumières qui servent à éclairer le sens de ce qui nous entoure dans l’obscurité.”

Laurent Grison (1963) écrivain français

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Si ces hiers allaient manger nos beaux demains ?, 2016

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