“Taillegueur dit à Josette : quelle mémoire as-tu de notre empire, fleur de jasmin, poudre de rien du tout?”

Hervé Guibert (1955–1991) écrivain français

Des aveugles 1985

“penser De penser qu'il pense fait peur au schizophrène autant qu'au névrosé de penser qu'il désire.”

Paul-Claude Racamier (1924–1996) psychiatre et psychanalyste français

Les Schizophrènes, 1980, Schizogrammes

“…vivre dans la peur n'est pas vivre.”

George R. Stewart livre La Terre demeure

La terre demeure, 1949

Franz Kafka photo
Augustin d'Hippone photo

“Que les souffrances des justes ne soient point pour nous un sujet de scandale; elles ne sont pour eux qu'une épreuve, et non point un signe de réprobation. Nous frémissons d'horreur en voyant sur la terre le juste en proie aux tribulations de la calomnie et de la douleur, et nous oublions ce qu'eut à souffrir le juste par excellence et le Saint des saints.”

Augustin d'Hippone (354–430) philosophe parmis les premiers Chrétien

Non ergo nos moveat labor piorum; exercitatio est. Nisi forte horremus cum videmus indigna et gravia in hac terra perpeti aliquem iustum, et obliviscimur quæ pertulerit iustus iustorum sanctusque sanctorum.
la
Citations de saint Augustin, La ruine de Rome

André Breton photo
George Sand photo
Octave Mirbeau photo
Frank Herbert photo

“L'adoration est produite par la peur.”

Frank Herbert livre Les Yeux d'Heisenberg

Les Yeux d'Heisenberg, 1966

Friedrich Nietzsche photo
Dalida photo

“Que faire de la nostalgie quand vous êtes choyé par le présent?”

David Homel (1952) écrivain et traducteur américain

L'Analyste (The Speaking Cure), 2003

Jean Jaurès photo
Corps expéditionnaire français en Italie photo
André Breton photo
Hippolyte Taine photo

“Ce n'est pas vanité, c'est besoin; aujourd'hui la publicité aussi bien que le temps est de l'argent. Je suppose qu'à l'ordinaire vous vendiez un tableau quinze cents francs; ayez trois pages bien signées dans trois journaux notables, joignez y quelque petite manœuvre à l'hôtel des ventes, vous vendrez le tableau suivant, tout pareil, quatre mille francs. Un objet commercial quelconque, toiture en zinc ou clysopompe, cheminée fumivore ou râtelier en hippopotame, gagne tant d'acheteurs par tant de lignes d'annonce; la proportion est connue. Forcément, fatalement, telle denrée, tel remède, qu'on rencontre tous les jours, partout, en grosses lettres, en petites lettres, sur les murs, dans les gazettes, dans les chemins de fer, aux cafés, chez soi, chez les autres, imprime son nom dans la mémoire. On n'a pas voulu le lire et on l'a lu; on a évité de le retenir et on le sait par cœur; on s'en est moqué tout haut, ce qui a accru sa publicité. Que le besoin de la chose en question survienne :on n'a pas de conseil sous la main, on n'a pas d'autre nom en tête, on est pressé, on se dit par lassitude que, puisque celui-là est public, il en vaut un autre; on va à l'adresse connue, on avale et on recommence. L'an dernier, j'ai trouvé en province des gens qui traitaient leurs enfants par la médecine Leroy, comme en 1820; les noms s'encroûtent dans la mémoire humaine; il est aussi difficile d'en sortir que d'y entrer.”

Hippolyte Taine (1828–1893) philosophe et historien français

Notes sur Paris: vie et opinions de Frédéric-Thomas Graindorge

André Gide photo
Léon Tolstoï photo
Loïc Decrauze photo