“[…] il importe peu que les questions restent sans réponse.”
Lettres, rencontres, souvenirs
Ludwig Josef Johann Wittgenstein est un philosophe et mathématicien autrichien, puis britannique, qui apporta des contributions décisives en logique, dans la théorie des fondements des mathématiques et en philosophie du langage.
Ludwig Wittgenstein ne publia de son vivant qu’une œuvre majeure : le Tractatus logico-philosophicus, dont une première version parut en 1921 à Vienne. Dans cette œuvre influencée à la fois par la lecture de Schopenhauer et de Kierkegaard, et par Frege, Moore et Russell, Wittgenstein montre les limites du langage et de la faculté de connaître de l’homme. Le Tractatus a donné lieu à de nombreuses interprétations, parfois difficilement conciliables. Alors que la signification mystique de ce texte est pour Wittgenstein éthique et esthétique, la plupart des lectures ont mis en avant son intérêt en logique et en philosophie du langage. C’est l’une des pièces majeures de la philosophie de Wittgenstein, il est inspiré par un logicisme anti-psychologiste, une position qu’il abandonna par la suite. Récemment, des études qui lui sont consacrées ont commencé à considérer l’aspect mystique de l’œuvre comme central. Wittgenstein pensa alors avoir apporté une solution à tous les problèmes philosophiques auxquels il était envisageable de répondre ; il quitta l'Angleterre et se détourna de la philosophie jusqu'en 1929. À cette date, il revint à Cambridge sous l’insistance de Bertrand Russell et George Moore, et critiqua les principes de son premier traité. Il développa alors une nouvelle méthode philosophique et proposa une nouvelle manière d’appréhender le langage, développée dans sa seconde grande œuvre, Investigations philosophiques, publiée, comme nombre de ses travaux, après sa mort. Cette autocritique sévère est rare dans l’histoire de la philosophie, voire quasi inexistante, faisant de Wittgenstein, au même titre que Platon, un exemple de remise en question de sa propre pensée.
Son œuvre a eu – et conserve – une influence majeure sur le courant de la philosophie analytique et plus récemment en anthropologie et ethnométhodologie. Dans un premier temps, le Tractatus a influencé son ancien professeur Bertrand Russell, mais surtout les néopositivistes du Cercle de Vienne, même si Wittgenstein considérait que ceux-ci commettaient de graves contresens sur la signification de sa pensée. Les deux « époques » de sa pensée ont profondément marqué nombre de ses élèves et d'autres philosophes. Parmi les « wittgensteiniens », on compte Friedrich Waismann, Gilbert Ryle, Rush Rhees, Norman Malcolm, Peter Geach et Elizabeth Anscombe. Plus récemment, son influence est sensible chez Stanley Cavell, Jürgen Habermas, D.Z. Phillips, Ian Hacking, Saul Kripke, Alasdair MacIntyre, Hilary Putnam, ou encore James Conant, ainsi qu’en France chez Gilles Gaston Granger, Jacques Bouveresse, Vincent Descombes, Jean-Pierre Cometti, Christiane Chauviré, Sandra Laugier, Jocelyn Benoist, Jean-Claude Passeron ou Bernard Aspe. Wikipedia

“[…] il importe peu que les questions restent sans réponse.”
Lettres, rencontres, souvenirs
“Quand bien même un lion saurait parler, nous ne pourrions le comprendre.”
Recherches philosophiques
“[…] il n'y a pas de propositions éthiques, il n'y a que des actes éthiques.”
Lettres, rencontres, souvenirs
“Je mène une vie vraiment très heureuse! Sauf aux moments où elle est diablement malheureuse.”
Lettres, rencontres, souvenirs
Recherches philosophiques
Ludwig Wittgenstein, Grammaire philosophique, traduit de l’allemand par Marie-Anne Lescourret, Gallimard, Paris, 1980, p. 301.
Conférence sur l’éthique
Conférence sur l’éthique
“Le langage n'est pas issu d'un raisonnement.”
Ludwig Wittgenstein livre De la certitude
De la certitude
Lettres, rencontres, souvenirs
Carnets 1914-1916
Carnets 1914-1916
Carnets 1914-1916
Remarques sur les couleurs/Bemerkungen über die Farben, 1, 68
Source: Culture and Value (1980), p. 31e
Source: Culture and Value (1980), p. 85e
Original German: Die Welt und das Leben sind Eins.
1920s, Tractatus Logico-Philosophicus (1922)
Conversation of 1930, in Personal Recollections (1981) by Rush Rhees, Ch. 6
Variante: Philosophy is like trying to open a safe with a combination lock: each little adjustment of the dials seems to achieve nothing, only when everything is in place does the door open.
Source: 1930s-1951, Philosophical Occasions 1912-1951 (1993), Ch. 9 : Philosophy, p. 175
Ludwig Wittgenstein livre Philosophical Investigations
§ 124
Philosophical Investigations (1953)
“So we do sometimes think because it has been found to pay.”
Ludwig Wittgenstein livre Philosophical Investigations
§ 470
Philosophical Investigations (1953)
Journal entry (1 November 1914)
1910s, Notebooks 1914-1916
Ludwig Wittgenstein livre Philosophical Investigations
§ 467
Philosophical Investigations (1953)
Ludwig Wittgenstein livre Philosophical Investigations
Pt II, p. 217
Philosophical Investigations (1953)
“Someone who knows too much finds it hard not to lie.”
Source: Culture and Value (1980), p. 64e
“It is not by recognizing the want of courage in someone else that you acquire courage yourself..”
Source: Culture and Value (1980), p. 44e
“It's only by thinking even more crazily than philosophers do that you can solve their problems.”
Source: Culture and Value (1980), p. 75e
“To obey a rule, to make a report, to give an order, to play a game of chess, are customs”
Ludwig Wittgenstein livre Philosophical Investigations
uses, institutions
§ 199
Philosophical Investigations (1953)
“The logical picture of the facts is the thought.”
3
Original German: Das logische Bild der Tatsachen ist der Gedanke.
1920s, Tractatus Logico-Philosophicus (1922)
Worte sind Taten.
Source: Culture and Value (1980), p. 50e
“I never believed in God before.”
that I understand. But not: "I never really believed in Him before."
Source: Culture and Value (1980), p. 53e