Frédéric Bastiat livre La Loi
The Law (1850)
Frédéric Bastiat, né le 30 juin 1801 à Bayonne et mort le 24 décembre 1850 à Rome, est un économiste, homme politique et polémiste libéral français. Entré tardivement dans le débat public, il marque la France du milieu du XIXe siècle en prenant part aux débats économiques : il collabore régulièrement au Journal des économistes et entretient une polémique virulente avec Proudhon. Élu à l'Assemblée, il participe à la vie politique française en votant tantôt avec la gauche, tantôt avec la droite.
Il développe une pensée libérale, caractérisée par la défense du libre-échange ou de la concurrence et l'opposition au socialisme et au colonialisme. Il est considéré comme un précurseur de l'école autrichienne d'économie et de l'école des choix publics. Il est abondamment cité par le courant minarchiste.
Tombé dans un oubli relatif en France, il bénéficie d'une renommée internationale, en particulier grâce à ses Harmonies économiques. Pascal Salin y voit la conséquence de la trop grande clarté de ses écrits et reprend une citation de Bastiat :
« Le public est ainsi fait qu'il se défie autant de ce qui est simple qu'il se lasse de ce qui ne l'est pas. »

Frédéric Bastiat livre La Loi
The Law (1850)
Or la société s’exprime par la loi, la loi c’est le législateur. Donc voilà un troupeau et un berger, — moins que cela encore, une matière inerte et un ouvrier. On voit où mène la suppression de la Responsabilité et de l’individualisme.
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Repris dans l'édition intégrale Guillaumin 1863, sous le titre L'État.
Variante: L'État c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde.
The Bastiat-Proudhon Debate on Interest (1849–1850)
Source: What Is Money?
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That which is seen and that which is not seen (Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas, 1850), the Introduction.
Contexte: In the department of economy, an act, a habit, an institution, a law, gives birth not only to an effect, but to a series of effects. Of these effects, the first only is immediate; it manifests itself simultaneously with its cause — it is seen. The others unfold in succession — they are not seen: it is well for us, if they are foreseen. Between a good and a bad economist this constitutes the whole difference: the one takes account only of the visible effect; the other takes account of both the effects which are seen and those which it is necessary to foresee. Now this difference is enormous, for it almost always happens that when the immediate consequence is favourable, the ultimate consequences are fatal, and the converse. Hence it follows that the bad economist pursues a small present good, which will be followed by a great evil to come, while the true economist pursues a great good to come, at the risk of a small present evil.
Frédéric Bastiat livre La Loi
The Law (1850)